Sophie Lepage

Lèche-vitrine

Tryptique, 2005

Lorsque Marie déniche un trésor, comme une veste bleue ou encore un inconnu aux cheveux bouclés, elle en rêve longtemps. Philippe, lui, est un consommateur avisé qui ne prend rien à la légère, surtout pas sa vie amoureuse. Andy devient l'amant de Marie le jour où, lassée d'attendre la voiture de ses rêves, elle opte pour une Lada d'occasion. 

 Chassé-croisé amoureux ayant pour toile de fond la consommation, Lèche-vitrine scrute le quotidien de jeunes Montréalais en quête de relations... et d'acquisitions.

 


Des critiques

Châtelaine

Journaliste pigiste, Marie se contente de faire du lèche-vitrine car ses désirs dépassent nettement ses moyens. Une exquise veste bleue? Trop chère. Une New Beetle? Inabordable. Un charmant jeune homme croisé au supermarché? Inaccessible. Sophie Lepage croque avec une verve réjouissante les contradictions des trentenaires, travailleurs autonomes et célibataires, fiers de leur liberté mais lorgnant tout de même du côté de la vie de couple. Un suspense amoureux traverse ce savoureux premier roman. (Monique Roy, décembre 2005)


Voir

... Sophie Lepage se révèle davantage inspirée, notamment par le point de vue sociologique qu'elle adopte dans cette comparaison entre la quête amoureuse et les modes de consommation, l'obtention de l'amour passant chez elle par le même processus. Une juxtaposition qui tient ici la route et que l'auteure parvient à rendre amusante grâce à une série de quiproquos et par les subtiles distinctions entre différents comportements, incarnés par une dizaine de personnages qui nous semblent drôlement familiers. (Éric Paquin, 22 décembre 2005)


Elle Québec

Marie est futile, oui, mais elle s'assume. À longueur de jour, entre deux contrats à la pige, elle magasine. Pour trouver les fringues les pus in, l'objet déco incontournable... mais aussi, qui sait peut-être bien l'âme soeur. Après tout, il n'est pas interdit de rêver. "Quand elle dénichait un objet exclusif, qui ressortait du lot, elle savait qu'il était pour elle et cela déclenchait des passions... qui la faisaient rêver longtemps, longtemps. Même manège au rayon des hommes." Marie n'est pas la seule à pratiquer le shopping amoureux, loin de là : tout son entourage fait la même chose dans Lèche-vitrine (Triptyque), premier roman de notre collaboratrice Sophie Lepage. C'est léger, frais, pas compliqué. C'est futile, oui, mais ça s'assume.

(Danielle Laurin, novembre 2005)


Entre les lignes

...Celle de Sophie Lepage, elle même journaliste pigiste, qui signe ici son premier roman, n'a rien de banal, plutôt divertissante avec ses chassés-croisés "enrageants" et ses univers parallèles faits de personnages trentenaires et branchés qui ne savent trop où donner de la tête entre l'amour qui ne se vend pas à rabais au dépanneur du coin et le désir de consommer à la vitesse d'un bolide de course. Rigolo, assurément basé sur des réalités propres à la génération X typiquement montréalaise, ce livre peu sérieux calme les esprits, dans un bon bain mousseux ou juste avant le dodo. (hiver 2006)


Lettres québécoises

Le roman est composé de 46 chapitres très courts (deux à trois pages en moyenne) qui s'enchainent comme des vidéoclips. Leurs titres renvoient souvent aux objets qui peuplent l'univers du roman et ils ne sont pas dénués d'humour: « La veste bleue, les sous noirs et les nouilles orange » ou « Les petits pois froids et l'aura ». Sophie Lepage écrit pour des magazines. C'est sans doute là qu'elle a appris à éviter les fioritures inutiles. Terriblement efficace! Ça se déguste comme une crème glacée aux pistaches par un beau soir d'été. (Josée Bonneville, printemps 2006)


 

Journal de Montréal

Marie, une journaliste pigiste qui magasine des bagatelles pour des chroniques de consommation, tombe un jour sur LE mec. Ce gars à qui elle n'adressera pas la parole avant de trop nombreuses pages s'appelle Philippe, un photographe pigiste. Quel adon! Deux être qui pigent de la maison, qui se nourrissent de culture et... qui travaillent à leur insu pour le même journal. Dire que c'est la consommation et le magasinage qui les amènent chaque fois à se croiser, à succomber sans jamais oser se parler jusqu'à ce que, comme dans toutes les belles histoires d'amour... (29 octobre 2005)


Le Devoir

Premier roman de Sophie Lepage, Lèche-vitrine compare la quête amoureuse de ses personnages à leur façon de consommer. Un parallèle pas bête, à notre ère du jetable, où l'on «magasine» ses conjoints armé d'une longue liste d'épicerie pas toujours réaliste...
(Marie Labrecque, 22 octobre 2005)


Culture Hebdo

Sophie Lepage nous regarde vivre et observe que nous accordons une importance démesurée à l'acquisition des biens. Elle a bâti son roman Lèche-vitrine autour de nos habitudes de consommation. (...) Sur la jaquette, on aperçoit une femme à son ordinateur portable. On en voit des semblables dans des cafés. Ce pourrait être Sophie Lepage qui nous observe. Ce roman, son premier, est le fruit de ses observations. Un peu comme un entomologiste étudie les fourmis. Elle a très bien saisi notre époque faite de futilités marchandes.
(septembre 2005)